Michigan : Report from hell

Descriptif
du jeu par Rituel
"Michigan" : le premier jeu de vidéo-réalité !
Largement inspiré par les films "le projet blair witch",
"slashers", "cannibal holocaust" et "the last broadcast", ce jeu
possède un concept qui se veut novateur : vous êtes donc
un caméraman qui part en reportage dans une ville envahie par
une bien curieuse contamination. De plus, vous avez le choix moral :
essayer de sauver les victimes ou alors privilégier le scoop
pur. Il peut se révéler en effet très violent et
gore, mais il peut également être beaucoup plus
léger, comme voir la culotte de votre journaliste. Exclusif !
Japon's touch oblige...

Pour
en revenir au jeu, il se révèle plutôt
agréable, l'effet de la caméra à l'épaule
est réussi. Ca doit donc être ça la
réalité filtrée ! Quant aux défauts, les
graphismes sont carrés et assez moyens, les décors ne
sont pas bien originaux, malgré le fait qu'ils essayent de
fabriquer un hôtel dans le style de "Shining". Mais à part
ça, l'ensemble de ces décors est moyen et peu terrifiant,
toujours plus ou moins des intérieurs de maisons assez
proprettes. Nous sommes loin des décors d'usines
rouillées et souillées de sang des "Silent hill", ou les
forêts glauques et lugubres de "Project 0" et de "Forbidden
siren". D'ailleurs, on ne ressent jamais vraiment le danger, nous ne
mourrons pratiquement pas, à moins de vraiment le vouloir.
Les modélisations sont par contre intéressantes. Ceci
dit, une petite étrangeté reste bien amusante : les
présentatrices de type asiatique-japonais, sont bien plus jolies
et mieux réalisées que leurs consoeurs occidentales.
Autre curiosité, il s'agit du rapport un peu misogyne de ce jeu.
Les filles font tout : tirer, ouvrir les portes, voire même les
choses les plus dangereuses. Les monstres ont de ce fait tendance
à tuer plus de filles que de garçons.
La tendance de culture japonaise reste très prononcée,
d'où peut-être sa non-distribution dans les
contrées occidentales. Pour revenir aux modélisations, au
sujet des monstres, il faut bien dire que c'est nul : cela ressemble
à du PSone, inspiré par "The thing", et surtout
"Metamorphosis", pour les aficionados de cinéma bis.
Sinon, autres défauts de notre jeu : les anachronismes, comme
par exemple, à un certain niveau, nous sommes dans
l'incapacité d'ouvrir les portes tous seuls. les filles nous
suivent pour nous servir de portiers. et, deux niveaux plus loin,
ô magie, on ouvre les portes tous seuls comme des grands ! Et
là bien entendu, nous n'avons aucune explication sur ce fait.

Pour continuer
dans la lancée, malgré que, si dans certains niveaux on
peut se balader comme on veut, façon de parler, car nous sommes
à la grande surprise arrêtés par des murs
invisibles. ça faisait longtemps que je n'avais pas vu
ça, car, la plupart du temps, les concepteurs nous mettent un
gros camion renversé, enfin, une barrière naturelle
quelconque. là, vous traversez tranquillement le trottoir, et
"BONGG" !! aïe, ça fait mal au nez... bon, on va dire que
c'est un champ de force comme dans "Les tommyknockers" pour les fans du
King.
Le jeu est tronçonné en niveaux, et vous devez donc durer
le plus possible en compagnie de votre journaliste. Encore un petit
défaut : on s'habitue à certaines filles, et patatras,
c'est inexorable, elles se font manger par une bébête.
C'est trop cruel. En plus d'être bigrement agaçant et
répétitif, le système de sauvegarde se met en
route aussitôt après la mort. donc vous êtes
automatiquement obligé d'aller au reportage suivant. pour
découvrir toutes les surprises d'un même reportage, pas
d'autre alternative que de faire survivre sa collègue jusqu'au
bout ; pour voir tous les reportages, armez-vous de patience.
Autre option : appuyez sur la touche "reset" dès la mort de la fille. Bonjour l'ergonomie...

Bien
sûr, pour tuer les boss de chaque niveau, il y a des combines, du
genre tirer sur le bidon d'essence, arroser le monstre et exploser la
lampe au-dessus pour l'embraser, etc... autrement, la durée
totale du jeu reste extrêmement courte : en une
après-midi, il fut bouclé ! Quatre -cinq heures, en
essayant en plus diverses expérimentations : voir comment on
meurt, faire des choix divers et voir le résultat, etc...
Pour conclure, ce jeu n'est pas mauvais, le concept est original ( moi
je suis fou de la vidéo ! ), et il reste agréable
à jouer, et nous ne sommes en fin de compte pas trop
déçus, mais il ne va pas à fond dans cette
idée, laquelle aurait pu être géniale au lieu de
potable. Qu'est-ce que cela aurait pu être chouette de se
retrouver avec la caméra au milieu des bois, projecteur en main,
traqués par des choses indéfinissables... Bien sûr,
vous avez différentes fins selon les choix et la
résistance de vos coéquipières ; pour le jeu en
japonais, il ne pose pas trop de problèmes de
compréhension, car les actions sont simples. Un peu dommage par
contre, car les dialogues ont l'air captivants, car l'effet de
participer en live à un "Projet Blair Witch" est bien rendu.
C'est vrai que c'est sans doute le premier film interactif
réellement réussi, car sa grande qualité, c'est le
niveau d'immersion plutôt pas mal.
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