
Descriptif
du jeu par Zombieater
Sorti
par FROM SOFTWARE en Janvier 2004 au Japon, en Juillet 2004 par AGETEC
en Amérique, et seulement en Octobre 2005 en Europe via NOBILIS,
ce jeu est un fort classique mais efficace survival-horror, respectant
scrupuleusement toutes les caractéristiques du genre ; il se
déroule dans le Japon antique, ère Heian ( 1100 ap J-C ),
en un manoir hanté, et vous donne en début de partie le
choix entre deux personnages jouables, chacun avec son scénario
propre : « phase Yin » et « phase Yang »,
à accomplir dans l’ordre que vous voulez. Une fois ces
deux terminés vous avez accès au troisième et
dernier, la « phase Kuon » , ce système vous
permettant au final d’avoir interprété trois
personnes, mais toutes de sexe féminin ! L’une
d’elle est une étudiante en exorcisme, Sakuya,
envoyée par son professeur, l’autre, Utsuki, la fille de
15 ans de ce dernier disparu dans les entrailles de cette sinistre
demeure aux murs éclaboussés de sang séché,
jonchée de cadavres putréfiés et peuplée de
zombis et d’esprits malfaisants rampant ou bondissant dans des
décors en 3D fixe, et la dernière la redoutable
guerrière Sei-Mei ; références évidentes
à Project Zéro / Fatal Frame donc mais aussi Silent Hill
, puisqu’il se déroule entièrement à la
troisième personne.
Trois niveaux de difficultés sont proposés à
chaque nouvelle phase. L’apparition de l’écran
d’inventaire ou du plan suspend l’action. Le jeu se
déroule de nuit ou dans des catacombes mais le niveau de
luminosité est paramétrable à tout moment. Chaque
héroïne dispose d’une arme personnelle pour le combat
rapproché ainsi que de cartes magiques ( à trouver ! )
permettant d’invoquer des créatures ou de lancer feu ou
glace . Leurs mouvements sont un peu limités mais cela ne pose
pas de réels problèmes dans un jeu où
l’ambiance prime sur l’action, comme dans tout
survival-horror digne de ce nom.
Puzzles, recherche d’objets et gestion des réserves sont
également présents. Les deux premiers scénarios
diffèrent à peu près dans la même mesure que
ceux de « Resident Evil 2 », le dernier est bien plus
différent mais pêche par sa brièveté.
Celui-ci accompli à son tour, vous obtenez un jeu nippon
typique, nommé Shiguroku, sorte de compromis entre nos jeux
européens du jacquet et des échecs…

La
seule petite déception, dans un jeu par ailleurs très
beau quoiqu’un peu court, est que les concepteurs n’aient
pas réussi _ ou pris le temps _ d’animer les lèvres
des personnages : ceux-ci dialoguent tous bouche cousue !
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