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Dementium ( Heisa Byoutou / The Ward / L'Asile ) Descriptif du jeu par Zombiedu05 A
mi chemin entre le FPS et le Survival-Horror classique,
possédant un moteur graphique époustouflant pour de la
DS, et n’ayant aucune concurrence directe excepté Resident
Evil : Deadly Silence, Dementium : L’Asile, le premier titre des
gens de chez Renegade Kid, avait tout pour s’imposer comme un
« Hit » de la console portable de Nintendo. Et
pourtant…
Commençons par le scénario qui bien que classique et prévisible, ne fonctionne pas trop mal. Vous êtes amnésique et vous vous réveillez dans l’obscurité d’une chambre d’hôpital. Il fait nuit, l’orage gronde au dehors et vous décidez donc de sortir dans le couloir pour voir si une infirmière ne s'y trouve pas. Seulement voila, non seulement il n’y à plus un rat dans la boutique, mais en plus, des créatures déambulent dans les allées avec une seule idée en tête : vous mettre en pièce. Evidemment, pour rendre cet univers crédible, les ptits gars de chez Renegade Kid n’ont pas hésité à faire cracher ses tripes à la DS avec un moteur graphique très impressionant. Textures fines, modélisations des monstres et des objets impeccables, effets de lumière saisissants, le soft fait clairement parti du haut du panier des jeux 3D de la portable aux deux écrans. De plus, tout cela ne nécessite quasiment aucun temps de chargement et ne ralentit à aucun moment, bref du tout bon. Seulement voila, les graphismes ne font pas tout, loin de là.
Malheureusement, les ennemis sur lesquels on les utilise, malgré leur nombre assez élevé, possèdent de sérieux problèmes de design. Et c’est sûrement là le principal défaut du jeu, à savoir le sabordage de son ambiance qui s’annonçait pourtant excelente. Si l’on excepte les morts-vivants classiques et le premier boss du jeu qui sont réussis, tous les autres sont beaucoup trop grotesques pour effrayer, la palme revenant aux têtes hurlantes semblant tout droit sorties d’un Serious Sam plutôt que d’un Silent Hill. Cela nous permet d’ailleurs d’aborder un autre élément mitigé du soft, sa bande-son. Si les bruitages mettent instantanément dans l’ambiance, la musique composée de quelques notes de piano se répétant inlassablement est présente quasi-constamment. En plus de rapidement taper sur le système elle gâche le sentiment de peur qu’aurait pu procurer un silence pesant seulement troublé par nos bruits de pas. Le pire étant les musiques de boss, absolument horribles, mais pas dans le sens qu’il le faudrait.
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