Cold Fear

Descriptif
du jeu par Zombieater
Dans ce jeu
distribué par Ubisoft et développé par Darkworks
on doit, seul, mener l’enquête à bord d’un
cargo non seulement livré à la fureur de
l’Océan démonté, mais également
infesté de mercenaires armés, de zombies mutant agressifs
et de pernicieux parasites arachnoïdes. Il est sorti en Mai 2005
sur PC, PS2 et XboX.

Les décors en 3D
mobile offrent un rendu saisissant du tangage et du roulis affectant le
navire ( et donc notre stabilité ) , ainsi que des paquets de
mer déferlant sur le pont et susceptibles de nous
précipiter par-dessus bord ; y évoluant à la
troisième personne, on dispose au tout début d’un
pistolet à visée laser ( dont, anachroniquement, le
chargeur ne contient que sept cartouches _ mais ensuite on trouve des
armes plus conséquentes ) et d’une torche qui
n’éclaire en rien les ténèbres
quasi-perpétuelles, seulement percées quelquefois des
éclairs spasmodiques de néons agonisants ou
d’incendies localisés. En maintenant enfoncée la
touche L1 on passe en vue subjective et on y voit mieux _ mais on ne
peut plus courir. Cette vue est d’ailleurs indispensable pour
ouvrir le feu : le buste du personnage se retrouve alors en bas
à gauche de l’écran, le point rouge du laser
étant à positionner avec le stick analogique droit avant
d’appuyer sur R1 pour tirer.
Cette caractéristique l’a fait comparer à « Resident Evil 4 » sorti sur
GameCube approximativement à la même époque, car « Cold Fear » se
rapproche beaucoup plus du jeu d’action que du survival-horror au sens
noble du terme. En effet, dans l’inventaire on ne peut stocker que
documents et objets-clés, le rechargement ou le changement d’armes se
fait en temps réel ( touches [] et L2 / R2 ) et les soins ne peuvent
être emportés, doivent être consommés sur place ! Quant aux sauvegardes
elles ne sont proposées que suite à l’accomplissement intégral de
chaque mission assignée.

Hormis la nécessité de fouiller les cadavres (
après leur avoir fait exploser la tête pour éviter
toute résurrection intempestive ) , oubliez toute
référence à CapCom et pensez plutôt à
« The Suffering » ou « The Thing » en plus beau
( mais en plus court ! ) : si dans ce dernier il fallait affaiblir les
monstres au gun avant de les brûler au lance-flammes, ici il
convient de leur écraser le crâne après les avoir
envoyé à terre en quelques coups de feu : en effet, les
munitions se font vite rares ! Par chance on peut beaucoup interagir
avec l’environnement, déclencher explosions,
électrocutions et jets de vapeur brûlants en tirant une
seule balle sur les nombreux barils, valves, transformateurs et
extincteurs généreusement répartis dans tout le
bateau. Les effets de démembrements, de jaillissements de sang
et de chair putréfiée sont des plus réussis.

Le
jeu se décline sous quatre niveaux de difficulté, trois
immédiatement accessibles ( facile - normal - difficile ) et un
à débloquer ( extrême ) ; saluons cette initiative
de ses développeurs car l’absence de visée
automatique, ainsi que l’obscurité
quasi-omniprésente ( qui finit par provoquer l’irritation
plus que l’angoisse…) ne le rend pas des plus
aisés. L'absence de plan est moins gênante dans la mesure
où la totalité du jeu est circonscrite à bord.
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