Nous
sommes en 2548. Le vaisseau spatial Ozymandias, disparu depuis trois
siècles, refait soudainement surface. Vous incarnerez Patrick
Tyler, membre du SOAR ( Escadron de Reconnaissance et
d'Opérations Spatiales), envoyé pour retrouver le
vaisseau et sauver les éventuels survivants à bord.
Cependant, après une introduction digne des plus grands
classiques de la science fiction, Patrick se retrouvera très
vite enfermé dans l'Ozymandias, où de nombreux reptiles
seront au rendez-vous.

Comme
l'indiquent ces quelques lignes, ce troisième opus marque une
rupture totale avec les deux précédents volets.
Principalement orienté vers l'action, les énigmes ont
quasiment disparues et se résument généralement
à aller appuyer sur un bouton afin d'ouvrir une porte, tout en
massacrant un maximum de dinosaures sur son passage. Les armes sont
divisées en deux catégories. Les WASP, très
limités mais permettant de tuer un grand nombre d’ennemis
s'ils sont bien utilisés, ainsi que les armes a feu, au nombre
de 2, disposant de 6 types de munitions différentes.
A l'instar de Dino Crisis 2, tuer des dinosaures rapportera des points
qui pourront être utilisés par le joueur afin d'acheter de
nouveaux équipement, des objets de soin, ou encore des
munitions. La principale innovation de ce nouvel épisode est
l'apparition d'un jetpack, permettant au joueur de sauter ainsi que de
léviter pendant quelques secondes. Cet outil deviendra vite
indispensable, que ce soit pour résoudre des énigmes,
éviter des pièges, ou encore esquiver de nombreux ennemis
(car rester sur place en combat est fortement
déconseillé).
Malheureusement, malgré plusieurs bonnes idées, le jeu
n'est pas exempt de défauts. Pour commencer, on peut facilement
parler de problèmes de rythme. Si Dino Crisis 2 a plutôt
bien réussi à passer vers un jeu d'action tout en gardant
de nombreux principes fondamentaux emprunts au survival, ce n'est pas
le cas de son successeur qui semble s'accrocher au genre sans pour
autant convaincre le joueur. Par conséquent, le jeu compte une
grande majorité de séquences d'action intensives,
entre-coupées par de longs passages à vide, et souvent,
de nombreux allers-retours. De plus, malgré de très beaux
graphismes, les décors n’évoluent pas (ou trop
peu), tous les couloirs et toutes les pièces se ressemblent,
allant jusqu'à enlever au joueur tout sentiment de progression.
En ce qui concerne la durée de vie, celle ci se veut dans la
moyenne puisqu'il faudra compter 6 à 8 heures pour boucler le
jeu. Trois modes de difficulté sont bien présents, et
à l'instar des épisodes précédents, le
passage à l'inventaire stoppe toujours l'action. Le bestiaire se
veut plutôt léger et ne comporte que des dinosaures
fictifs (la plupart étant génétiquement
crées).
En conclusion, on peut dire que ce troisième épisode de
la série ne manquait pas d'atouts. Malheureusement, de nombreux
problèmes de rythme accompagnés d'un grand manque de
renouvellement au niveau des décors viendront ternir le tableau
et faire de ce nouvel opus un épisode franchement dispensable.